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Monday 06 July 2020 - 15h53

Conso + responsable et naturelle : quelle beauté post-covid ?

Communiqués
Une enquête de l'Ifop de juin 2020 auprès des Françaises met en lumière la tendance du "No make-up" et du retour au naturel en cosmétique. Le détail en chiffres.
À l’issue du premier confinement lié au Covid-19 qui a impacté la consommation d’une façon générale en France, le label Slow Cosmétique a choisi l’Ifop afin d’interroger les Françaises sur leurs nouvelles habitudes en matière de cosmétique. Une tendance du « No make-up » et du retour au naturel se dessine et fait de plus en plus d’adeptes, poussant les femmes à s’assumer au naturel !


La sensibilisation à une consommation plus éthique et responsable

  • Le confinement a été l’occasion, pour les femmes qui se maquillent régulièrement, de revoir leur consommation de cosmétiques, en privilégiant des produits naturels (53%) et des cosmétiques maison ou issus de producteurs locaux (34%).
  • Le souhait d’améliorer la qualité de sa peau (50%) et la volonté de revenir à un visage naturel dépourvu de produits chimiques (48%) constituent les principaux moteurs de cette dynamique à la baisse, notamment chez les jeunes de moins de 25 ans.
  • Tout comme l’impact des produits de beauté sur la cause environnementale et animale qui apparaît également comme non-négligeable, notamment auprès des moins de 25 ans puisque plus d’un sur trois considèrent ce facteur comme déterminant.
Si en temps normal, les femmes accordent déjà de l’importance aux produits écologiques et ancrés dans les terroirs (63%), la pandémie du coronavirus aura eu l’avantage de stimuler leur intérêt vis-à-vis des ingrédients cosmétiques naturels. Les consommatrices sont aujourd’hui à la recherche de produits naturels et biologiques afin de protéger non seulement leur santé, mais également la planète et l’économie locale.



En effet, une Française sur deux a désormais limité son recours au maquillage afin, d’abord, d’améliorer la qualité de sa peau. On observe ensuite une tendance au fait de s’assumer au naturel (48%), ou encore d’éviter des produits dont la composition chimique est potentiellement mauvaise pour la peau (48%). Les causes environnementales et animales ne sont toutefois pas en reste, puisque 29% les citent comme raison déterminante à l’arrêt de leur recours au make-up, devant les motifs économiques temporels (23%) et financiers (23%).


L’impact du Coronavirus sur la consommation de cosmétique

  • On observe que le nombre de Françaises se maquillant quotidiennement est aujourd’hui deux fois plus faible (21%) que ce que l’on pouvait observer trois ans avant (42% en 2017).
  • Une augmentation du phénomène “no make-up”, plus marquée chez les jeunes de -30 ans, qui sont plus nombreuses (53%) à affirmer se maquiller moins qu’avant la crise.
  • L’obligation du port du masque due à la crise du Covid-19 a également eu un impact : 44% des femmes se maquillant régulièrement avouent ne pas du tout avoir maquillé leurs lèvres sous leur masque, mais ont continué à sublimer leur regard (46%).

Maquillage et pressions sociales

  • L’injonction au maquillage est particulièrement prégnante chez les plus âgées, les moins diplômées et plus urbaines de la population féminine : 46% des femmes de plus de 65 ans voient comme du laisser-aller le fait de ne pas se maquiller en public, 44% avec un niveau d’étude inférieur au bac, et 42% des habitantes de l’agglomération parisienne.
  • Cette persistance se retrouve dans le milieu professionnel où la même proportion de femmes estime qu’il faut un minimum de maquillage au travail : deux femmes sur trois pensent que le maquillage est indispensable sur le lieu de travail.
  • Ce phénomène d’affranchissement du maquillage au travail est encore une fois plus fort chez les jeunes (seulement 24% considèrent qu’une femme doit se maquiller au travail, contre 48% par exemple des plus de 65 ans). D’ailleurs une femme sur deux dit ne plus se maquiller systématiquement pour aller au travail et la majorité ne le font pas en télétravail non plus.

Le point de vue de Julien Kaibeck, fondateur du label Slow Cosmétique :

On voit bien qu’une partie toujours plus importante de la population souhaite consommer moins mais mieux. Notre travail de labellisation prend dès lors une nouvelle dimension : en garantissant aux consommateurs une marque à la fois artisanale ou familiale, qui vend des produits aux compositions propres et saines, nous facilitons les choix de ceux qui veulent consommer autrement. Le contexte post-confinement est idéal pour remettre au devant de la scène les valeurs du fait-main, du biodégradable et de la qualité des produits naturels issus de terroirs locaux.

Plus d’un tiers des consommateurs ne veulent résolument plus d’ingrédients polémiques pour la santé ou l’environnement, et apprécient qu’on les aide à décrypter les étiquettes ou qu’on leur propose des produits vraiment naturels ou bio. Ils veulent aussi à présent une valeur ajoutée au produit, qui doit être porteur de sens. C’est ce que sont les produits labellisés Slow Cosmétique. Aussi, tant mieux si les volumes de consommation du maquillage sont en baisse. On voit que les jeunes adultes remplacent volontiers ces produits par des soins naturels qui visent surtout à garder la peau saine et belle, sans artifices. Nous pensons que le label Slow Cosmétique incarne bien cette beauté là.


>> POUR VOIR l'INFOGRAPHIE QUI RÉCAPITULE L'ENQUÊTE IFOP, TÉLÉCHARGEZ LE PDF EN ANNEXE <<


Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 3.018 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 1.603 femmes, par questionnaire auto-administré du 9 au 12 juin 2020.

En cas d’utilisation, un lien vers le label Slow Cosmétique est demandé svp.