J K

Julien Kaibeck

Directeur

at Slow Cosmétique

Contact

Slow Cosmétique

Le Label Slow Cosmétique® est remis depuis 2013 à des marques de cosmétique naturelle familiales, après examen strict de leurs produits et entreprise. C'est le seul label à inclure une dimension philosophique dans son évaluation. Les critères découlent de la Charte du Mouvement Slow Cosmétique : pour une cosmétique écologique, saine, intelligente et raisonnable !

14/09/2022

Communiqués

COSMÉTIQUE NATURELLE : 18 nouvelles marques labellisées Slow Cosmétique

Sur un marché en pleine mutation, de plus en plus de marques de cosmétique naturelle se démarquent de la concurrence en optant pour le label Slow Cosmétique. À l’origine : une Association militante Depuis 2013, l’Association Slow Cosmétique (AISBL - association internationale sans but lucratif) labellise des marques après un examen minutieux de leurs formules et packagings, mais aussi des allégations, du sourcing ingrédients et du business model (familial - artisanal) pratiqués par la marque. Exit les ingrédients polémiques, tout autant que les fausses promesses. Les valeurs clés du label Slow Cosmétique : des produits écologiques et sains, pour une cosmétique intelligente et raisonnable. Moins, mais mieux ! Le Label Slow Cosmétique en chiffres :  • 340 marques labellisées Slow Cosmétique à ce jour, dans 9 pays.  • 290 marques françaises, toutes sous contrôle familial et avec au moins 1 dimension  artisanale en leur sein.  • 166 marques labellisées bio sur l’ensemble des marques labellisées Slow Cosmétique (49%).  • Plus de 5000 produits de soin, d’hygiène et d’aromathérapie. https://www.slow-cosmetique.org/la-mention-slow-cosmetique/criteres-et-methodologie-mention-slow-cosmetique/ L’édition été 2022 est caractérisée par une excellence en matière d’écologie chez  les marques félicitées : Zéro déchet : 11 marques sur 18 proposent une gamme de cosmétiques solides et/ou savons à froid. Ces produits d’hygiène ou de soin sont proposés sans emballages plastiques. Ainsi, les marques Ensème, Cassiopée et Kisupu proposent une gamme de soins solides respectivement à partir d’ingrédients upcyclés, sans huile de palme, ou enrichis en huiles végétales bio. Circuit-court : sur 18 lauréats, 15 fabriquent leurs produits eux-mêmes, localement. 2 marques fabriquent même au moins 1 ingrédient eux-mêmes (activité agricole ou horticole), et 14 se fournissent en ingrédients principalement au niveau régional. Ainsi par exemple, les marques L'Artisane, La Maquisette et San Lisei utilisent respectivement du miel, un extrait d'immortelle corse et de l'huile d’amande douce vierge, sourcés à moins de 15km de leur laboratoire. La savonnerie du Vuache cultive son propre calendula et récolte des orties pour les transformer en poudre. Ingrédients bio : le label Slow Cosmétique impose le choix préférentiel d’ingrédients végétaux bio à chaque fois que cela est possible. Les 18 marques labellisées cet été répondent toutes à ce critère. On notera qu’au rayon bio, la marque Sérénibio est seule sur le marché à proposer une gamme dermo-cosmétique labellisée bio formulée pour les peaux fragilisées par le cancer. Les Petits Savonneurs vont encore plus loin : leur gamme bio porte la Mention Nature & Progrès et leurs formules destinées aux tous petits sont à 100% d’ingrédients bio ! Le Label Slow Cosmétique, un gage de confiance  L'intérêt pour la Slow Cosmétique est élevé : 8 Françaises sur 10 estiment que la démarche de l'association est intéressante (étude Harris - Toluna du 8 février 2022, sur un échantillon représentatif de la population française des femmes de 18 à 50 ans). Les Françaises considèrent que le label Slow Cosmétique fait évoluer l'industrie cosmétique dans le bon sens (92% ), que les produits vendus avec ce label sont de qualité (90%) et que c'est un gage de confiance (88%). Elles sont une très large majorité à partager les valeurs défendues par l’Association Slow Cosmétique (87%). Le label Slow Cosmétique met en lumière uniquement des producteurs de cosmétiques qui valorisent leur terroir ou les ingrédients naturels dans une logique familiale, artisanale et écologique. Les marques labellisées s’engagent à la fois pour la naturalité de leurs formules et pour un marketing « raisonnable ».   POUR EN SAVOIR PLUS • • Présentation du Label ici. • Étude Harris Toluna du 8 février 2022 : 1 française sur 4 connait le label Slow Cosmétique. • Slow Cosmétique : un segment qui ne connaît pas la crise ! • Conso + responsable et naturelle : quelle beauté post-covid ? • Marketing raisonnable, ça veut dire quoi ?  

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25/10/2021

Événements

Marché Slow Cosmétique de Paris 2021

L'Association Slow Cosmétique rassemble à Paris le 20/11/21 17 artisans qui proposeront leurs cosmétiques naturels et engagés au public. Animations et dédicaces également au programme. Samedi 20 novembre 2021, LE rendez-vous parisien de la beauté engagée et naturelle REVIENT : le Marché Slow Cosmétique ! La Slow Cosmétique est un mouvement de consommation alternatif qui rencontre un grand succès en France. Son marché parisien est l'événement engagé de l'automne ! Une belle occasion de venir (re)découvrir les valeurs et les innovations du mouvement ! Savons à froid, parfums, crèmes et soins, déo ou shampoings solides, lingettes lavables... Tous les essentiels de la beauté Slow Cosmétique seront sur place. Achat en direct des artisans. Au programme pour le public : • Shopping naturel et éthique en direct de 18 artisans labellisés Slow Cosmétique. • 1 parrain et 2 marraines engagés que vous pourrez croiser sur le Marché : Laurent de @Secretdepeau, @Marieyoupie et @Daphnenarcy • 4 conférences-tuto gratuites de 45min : - Se mettre au DIY, avec Les Ateliers de la Souris Verte : les bons gestes et les recettes simples pour se lancer (12h et 15h, salle 1) - Prendre soin de ses cheveux au naturel, avec Daphné Narcy : les produits et la routine pour une crinière saine et slow (12h et 15h, salle 2) • Conseils slow, diagnostics de peau et infos au stand de l'Association Slow Cosmétique • Dédicaces et shopping accompagné avec Julien Kaibeck sur demande • Healthy food bio et vegan à déguster sur place avec le beau restaurant parisien Ph7 Équilibre •

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19/10/2021

Communiqués

Le vrai luxe en cosmétique : remis(e) en question

La cosmétique de luxe se paie au prix fort et se revendique exclusive. Mais l'est-elle vraiment ? La composition est souvent décevante au regard des prix et de l'image prestigieuse des produits. Et si le vrai luxe était ailleurs ? Explications du Label Slow Cosmétique. La cosmétique de “luxe” tient-elle ses promesses ? Une analyse du label Slow Cosmétique pense que non. L’Association Slow Cosmétique dénonce depuis 2013 le fossé gigantesque qui existe entre promesses marketing des produits de luxe, et réalité des formules. Analyse : sur 20 produits de “luxe” (segmentation prix et allégations) analysés par l’Association Slow Cosmétique, de 20 marques différentes, voici le constat dressé (1) : • - Toutes les références analysées contiennent un ou plusieurs ingrédients pétrochimiques très peu nobles (aucune exception parmi les 20 produits). • - Plus décevant encore, 17 produits sur 20 placent en tête de formule au moins 1 ingrédient pétrochimique et/ou plastique (huiles pétrochimiques, alcools gras, polymères synthétiques et/ou silicones). Ces matières inertes et bon marché entrent donc dans la partie majoritaire (+70%) de ces formules. • - Enfin, d’un point de vue impact écologique et sanitaire, 18 références sur les 20 contiennent au moins 1 ingrédient polémique pour la santé ou l'environnement. Que contient un cosmétique conventionnel ? Lorsqu’on observe la composition d’un cosmétique segmenté “luxe”, celle-ci correspond à la structure “classique” d’un cosmétique conventionnel. Il y a certes toujours un ou plusieurs ingrédients “phares” plus nobles mais ils sont alors minoritaires dans la formule. C'est très décevant pour des produits marketés sur l'exclusivité et la notion d'excellence. Quels leviers pour segmenter un cosmétique “luxe” ? Contrairement à ce qui se pratique au rayon alimentaire, la segmentation “luxe” en cosmétique n’a rien à voir avec la composition du produit. Elle n’est que le résultat d’un habillage 100% marketing. Analyse : Les cosmétiques “premium” utilisent le marketing pour se démarquer et augmenter leurs marges. Les marques de luxe misent sur la création d’émotions, instillant  un sentiment de valorisation et de privilège. L’Association Slow Cosmétique a identifié 6 leviers marketing récurrents. 1. Le storytelling : l’histoire que se crée la marque. Elle doit être originale et inspirante pour créer un sentiment d’envie et d’appartenance. 2. Le rêve, l’exception : véhiculés par l’usage abondant de superlatifs valorisants : ”merveilleux“, “extraordinaire”, “miraculeux”, “précieux”… et une mise en scène du produit avec des couleurs catégorisées “luxe” : or, argent, pourpre, noir et blanc... 3. La rareté : suggérée via des actifs difficiles d’accès ou raffinés : plante rare, gelée royale, micro-algues, or, caviar, diamant... 4. Des packagings raffinés : ils donnent l’impression d'acheter un produit d’exception. Designs luxueux voire sur mesure, gravures, dorures, suremballage… Le poids compte pour donner l’illusion du prix “justifié”. 5. Le prix élevé : plus le produit sera cher et plus le consommateur aura le sentiment d’avoir accès à quelque chose d’unique, de valoir “plus” puisqu’il peut s’offrir ce produit de luxe. 6. Des égéries célèbres : pour donner l’illusion au client de devenir la star en se procurant le produit, qu’il peut posséder l'inaccessible. Et pourtant, le prix d’un cosmétique est toujours construit sur la même logique, simplement les proportions dédiées au marketing augmentent pour le segment “premium”, le plus souvent au détriment du budget de production. La cosmétique de luxe répond-t-elle toujours aux attentes des consommateurs ? De moins en moins ! La preuve en chiffres pour la France : “au cours des huit premiers mois de 2021, les ventes de produits de beauté sélective restent inférieures de 20% à leur niveau de 2019.” (2) Les Françaises déclaraient d’ailleurs après le 1er confinement de 2020 vouloir privilégier plus de produits naturels (53%) et des cosmétiques maison ou issus de producteurs locaux (34%) (3). Dorénavant, les consommateurs ont une vision du luxe plus exigeante, responsable et durable. Heureusement, il existe déjà une cosmétique haut de gamme qui réunit ces critères. Qu’est-ce qui constitue le vrai luxe aujourd'hui ? En cette fin 2021, la majorité des consommateurs ne veulent plus d’actifs stars noyés dans la pétrochimie (3), ce sont les ingrédients majoritaires qui doivent être naturels, nobles et bienfaisants. Le Label Slow Cosmétique pense que le vrai luxe ne réside pas dans la marque, le pack ou le storytelling. Il réside dans la noblesse d’ingrédients locaux et le savoir-faire artisanal. L’exemple idéal valorisé par le Label Slow Cosmétique : les soins à base d’huiles végétales vierges et d’eaux florales fabriqués de façon éthique et gorgés de bons actifs. Ils rendent la formule vivante et les ingrédients principaux du produit sont ainsi utiles à la peau, et durables si labellisées Slow Cosmétique. Il en va de même pour les huiles essentielles si délicatement obtenues. La variation des conditions de production et des récoltes confère également à tous ces ingrédients végétaux raffinement et singularité, notamment via la diversité des senteurs et couleurs. On parle ainsi parfois de “crus” ou de “millésimes” en cosmétique ! “Le luxe en beauté doit s'incarner dans tous les ingrédients et valoriser l'humain, plutôt que tout miser sur un marketing tapageur. – Julien Kaibeck, fondateur de la Slow Cosmétique” Pour obtenir ces matières premières de très grande qualité qui constituent la base de la plupart des produits labellisés Slow Cosmétique, l’autre facteur de luxe dans le produit doit être le savoir-faire artisanal, parfois transmis depuis des générations. Savonnerie à froid, récolte et distillation de plantes aromatiques, aroma parfumerie d’exception… Face à une industrie toute puissante et aux délocalisations ou sous-traitances multiples, la préservation de ces savoir-faire dans nos terroirs est la clé d’une cosmétique à la fois humaine, originale et ancrée dans les patrimoines locaux. C’est ce luxe là, et son aspect durable, équitable et sensé, que soutient le Label Slow Cosmétique depuis 2013. > POUR ALLER PLUS LOIN : voir 3 produits de luxe décryptés et leurs alternatives labellisées Slow Cosmétique ici. Le LABEL Slow Cosmétique : défenseur d’un luxe naturel et sensé À l’automne 2021, le Label soutient déjà +250 artisans d’exception, regroupés pour la plupart sur la Marketplace collaborative Slow-cosmetique.com. L'Association Slow Cosmétique ? L’Association Slow Cosmétique a été créée en 2012 pour proposer une alternative positive face aux abus marketing de la cosmétique. Les formules majoritairement pétrochimiques et inertes sont jugées décevantes au regard des allégations miraculeuses et des prix observés. L’Association Slow Cosmétique rédige en 2013 une Charte basée sur 4 piliers, qui serviront de base à l’évaluation bénévole des marques cosmétiques par des consommateurs exigeants : le Label Slow Cosmétique. Ce label fédérateur rassemble toutes les tendances montantes ces dernières années : écologie, éthique, sens, simplicité (voire minimalisme), zéro déchet, artisanat, circuit court, entreprenariat humain et familial…  POUR EN SAVOIR PLUS • Présentation du Label ici. • Le vrai prix des cosmétiques : décryptage marketing • 3 cosmétiques de luxe à la loupe : vraie ou fausse pépite ? • Marketing raisonnable, ça veut dire quoi ? • Un exemple de cosmétique vraiment noble : l’huile de bourrache française SOURCES : (1) Analyse de l’Association Slow Cosmétique de 20 produits de luxe, septembre 2021. Méthodologie et analyse détaillée disponibles sur demande. (2) Rapport The NPD Group cité par Premium Beauty News le 05/10/2021. (3) Enquête IFOP pour le label Slow Cosmétique, juin 2020.

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Slow Cosmétique

Le Label Slow Cosmétique® est remis depuis 2013 à des marques de cosmétique naturelle familiales, après examen strict de leurs produits et entreprise. C'est le seul label à inclure une dimension philosophique dans son évaluation. Les critères découlent de la Charte du Mouvement Slow Cosmétique : pour une cosmétique écologique, saine, intelligente et raisonnable !

Julien Kaibeck

Directeur

Contact
14/09/2022

COSMÉTIQUE NATURELLE : 18 nouvelles marques labellisées Slow Cosmétique

Sur un marché en pleine mutation, de plus en plus de marques de cosmétique naturelle se démarquent de la concurrence en optant pour le label Slow Cosmétique. À l’origine : une Association militante Depuis 2013, l’Association Slow Cosmétique (AISBL - association internationale sans but lucratif) labellise des marques après un examen minutieux de leurs formules et packagings, mais aussi des allégations, du sourcing ingrédients et du business model (familial - artisanal) pratiqués par la marque. Exit les ingrédients polémiques, tout autant que les fausses promesses. Les valeurs clés du label Slow Cosmétique : des produits écologiques et sains, pour une cosmétique intelligente et raisonnable. Moins, mais mieux ! Le Label Slow Cosmétique en chiffres :  • 340 marques labellisées Slow Cosmétique à ce jour, dans 9 pays.  • 290 marques françaises, toutes sous contrôle familial et avec au moins 1 dimension  artisanale en leur sein.  • 166 marques labellisées bio sur l’ensemble des marques labellisées Slow Cosmétique (49%).  • Plus de 5000 produits de soin, d’hygiène et d’aromathérapie. https://www.slow-cosmetique.org/la-mention-slow-cosmetique/criteres-et-methodologie-mention-slow-cosmetique/ L’édition été 2022 est caractérisée par une excellence en matière d’écologie chez  les marques félicitées : Zéro déchet : 11 marques sur 18 proposent une gamme de cosmétiques solides et/ou savons à froid. Ces produits d’hygiène ou de soin sont proposés sans emballages plastiques. Ainsi, les marques Ensème, Cassiopée et Kisupu proposent une gamme de soins solides respectivement à partir d’ingrédients upcyclés, sans huile de palme, ou enrichis en huiles végétales bio. Circuit-court : sur 18 lauréats, 15 fabriquent leurs produits eux-mêmes, localement. 2 marques fabriquent même au moins 1 ingrédient eux-mêmes (activité agricole ou horticole), et 14 se fournissent en ingrédients principalement au niveau régional. Ainsi par exemple, les marques L'Artisane, La Maquisette et San Lisei utilisent respectivement du miel, un extrait d'immortelle corse et de l'huile d’amande douce vierge, sourcés à moins de 15km de leur laboratoire. La savonnerie du Vuache cultive son propre calendula et récolte des orties pour les transformer en poudre. Ingrédients bio : le label Slow Cosmétique impose le choix préférentiel d’ingrédients végétaux bio à chaque fois que cela est possible. Les 18 marques labellisées cet été répondent toutes à ce critère. On notera qu’au rayon bio, la marque Sérénibio est seule sur le marché à proposer une gamme dermo-cosmétique labellisée bio formulée pour les peaux fragilisées par le cancer. Les Petits Savonneurs vont encore plus loin : leur gamme bio porte la Mention Nature & Progrès et leurs formules destinées aux tous petits sont à 100% d’ingrédients bio ! Le Label Slow Cosmétique, un gage de confiance  L'intérêt pour la Slow Cosmétique est élevé : 8 Françaises sur 10 estiment que la démarche de l'association est intéressante (étude Harris - Toluna du 8 février 2022, sur un échantillon représentatif de la population française des femmes de 18 à 50 ans). Les Françaises considèrent que le label Slow Cosmétique fait évoluer l'industrie cosmétique dans le bon sens (92% ), que les produits vendus avec ce label sont de qualité (90%) et que c'est un gage de confiance (88%). Elles sont une très large majorité à partager les valeurs défendues par l’Association Slow Cosmétique (87%). Le label Slow Cosmétique met en lumière uniquement des producteurs de cosmétiques qui valorisent leur terroir ou les ingrédients naturels dans une logique familiale, artisanale et écologique. Les marques labellisées s’engagent à la fois pour la naturalité de leurs formules et pour un marketing « raisonnable ».   POUR EN SAVOIR PLUS • • Présentation du Label ici. • Étude Harris Toluna du 8 février 2022 : 1 française sur 4 connait le label Slow Cosmétique. • Slow Cosmétique : un segment qui ne connaît pas la crise ! • Conso + responsable et naturelle : quelle beauté post-covid ? • Marketing raisonnable, ça veut dire quoi ?  

25/10/2021

Marché Slow Cosmétique de Paris 2021

L'Association Slow Cosmétique rassemble à Paris le 20/11/21 17 artisans qui proposeront leurs cosmétiques naturels et engagés au public. Animations et dédicaces également au programme. Samedi 20 novembre 2021, LE rendez-vous parisien de la beauté engagée et naturelle REVIENT : le Marché Slow Cosmétique ! La Slow Cosmétique est un mouvement de consommation alternatif qui rencontre un grand succès en France. Son marché parisien est l'événement engagé de l'automne ! Une belle occasion de venir (re)découvrir les valeurs et les innovations du mouvement ! Savons à froid, parfums, crèmes et soins, déo ou shampoings solides, lingettes lavables... Tous les essentiels de la beauté Slow Cosmétique seront sur place. Achat en direct des artisans. Au programme pour le public : • Shopping naturel et éthique en direct de 18 artisans labellisés Slow Cosmétique. • 1 parrain et 2 marraines engagés que vous pourrez croiser sur le Marché : Laurent de @Secretdepeau, @Marieyoupie et @Daphnenarcy • 4 conférences-tuto gratuites de 45min : - Se mettre au DIY, avec Les Ateliers de la Souris Verte : les bons gestes et les recettes simples pour se lancer (12h et 15h, salle 1) - Prendre soin de ses cheveux au naturel, avec Daphné Narcy : les produits et la routine pour une crinière saine et slow (12h et 15h, salle 2) • Conseils slow, diagnostics de peau et infos au stand de l'Association Slow Cosmétique • Dédicaces et shopping accompagné avec Julien Kaibeck sur demande • Healthy food bio et vegan à déguster sur place avec le beau restaurant parisien Ph7 Équilibre •

19/10/2021

Le vrai luxe en cosmétique : remis(e) en question

La cosmétique de luxe se paie au prix fort et se revendique exclusive. Mais l'est-elle vraiment ? La composition est souvent décevante au regard des prix et de l'image prestigieuse des produits. Et si le vrai luxe était ailleurs ? Explications du Label Slow Cosmétique. La cosmétique de “luxe” tient-elle ses promesses ? Une analyse du label Slow Cosmétique pense que non. L’Association Slow Cosmétique dénonce depuis 2013 le fossé gigantesque qui existe entre promesses marketing des produits de luxe, et réalité des formules. Analyse : sur 20 produits de “luxe” (segmentation prix et allégations) analysés par l’Association Slow Cosmétique, de 20 marques différentes, voici le constat dressé (1) : • - Toutes les références analysées contiennent un ou plusieurs ingrédients pétrochimiques très peu nobles (aucune exception parmi les 20 produits). • - Plus décevant encore, 17 produits sur 20 placent en tête de formule au moins 1 ingrédient pétrochimique et/ou plastique (huiles pétrochimiques, alcools gras, polymères synthétiques et/ou silicones). Ces matières inertes et bon marché entrent donc dans la partie majoritaire (+70%) de ces formules. • - Enfin, d’un point de vue impact écologique et sanitaire, 18 références sur les 20 contiennent au moins 1 ingrédient polémique pour la santé ou l'environnement. Que contient un cosmétique conventionnel ? Lorsqu’on observe la composition d’un cosmétique segmenté “luxe”, celle-ci correspond à la structure “classique” d’un cosmétique conventionnel. Il y a certes toujours un ou plusieurs ingrédients “phares” plus nobles mais ils sont alors minoritaires dans la formule. C'est très décevant pour des produits marketés sur l'exclusivité et la notion d'excellence. Quels leviers pour segmenter un cosmétique “luxe” ? Contrairement à ce qui se pratique au rayon alimentaire, la segmentation “luxe” en cosmétique n’a rien à voir avec la composition du produit. Elle n’est que le résultat d’un habillage 100% marketing. Analyse : Les cosmétiques “premium” utilisent le marketing pour se démarquer et augmenter leurs marges. Les marques de luxe misent sur la création d’émotions, instillant  un sentiment de valorisation et de privilège. L’Association Slow Cosmétique a identifié 6 leviers marketing récurrents. 1. Le storytelling : l’histoire que se crée la marque. Elle doit être originale et inspirante pour créer un sentiment d’envie et d’appartenance. 2. Le rêve, l’exception : véhiculés par l’usage abondant de superlatifs valorisants : ”merveilleux“, “extraordinaire”, “miraculeux”, “précieux”… et une mise en scène du produit avec des couleurs catégorisées “luxe” : or, argent, pourpre, noir et blanc... 3. La rareté : suggérée via des actifs difficiles d’accès ou raffinés : plante rare, gelée royale, micro-algues, or, caviar, diamant... 4. Des packagings raffinés : ils donnent l’impression d'acheter un produit d’exception. Designs luxueux voire sur mesure, gravures, dorures, suremballage… Le poids compte pour donner l’illusion du prix “justifié”. 5. Le prix élevé : plus le produit sera cher et plus le consommateur aura le sentiment d’avoir accès à quelque chose d’unique, de valoir “plus” puisqu’il peut s’offrir ce produit de luxe. 6. Des égéries célèbres : pour donner l’illusion au client de devenir la star en se procurant le produit, qu’il peut posséder l'inaccessible. Et pourtant, le prix d’un cosmétique est toujours construit sur la même logique, simplement les proportions dédiées au marketing augmentent pour le segment “premium”, le plus souvent au détriment du budget de production. La cosmétique de luxe répond-t-elle toujours aux attentes des consommateurs ? De moins en moins ! La preuve en chiffres pour la France : “au cours des huit premiers mois de 2021, les ventes de produits de beauté sélective restent inférieures de 20% à leur niveau de 2019.” (2) Les Françaises déclaraient d’ailleurs après le 1er confinement de 2020 vouloir privilégier plus de produits naturels (53%) et des cosmétiques maison ou issus de producteurs locaux (34%) (3). Dorénavant, les consommateurs ont une vision du luxe plus exigeante, responsable et durable. Heureusement, il existe déjà une cosmétique haut de gamme qui réunit ces critères. Qu’est-ce qui constitue le vrai luxe aujourd'hui ? En cette fin 2021, la majorité des consommateurs ne veulent plus d’actifs stars noyés dans la pétrochimie (3), ce sont les ingrédients majoritaires qui doivent être naturels, nobles et bienfaisants. Le Label Slow Cosmétique pense que le vrai luxe ne réside pas dans la marque, le pack ou le storytelling. Il réside dans la noblesse d’ingrédients locaux et le savoir-faire artisanal. L’exemple idéal valorisé par le Label Slow Cosmétique : les soins à base d’huiles végétales vierges et d’eaux florales fabriqués de façon éthique et gorgés de bons actifs. Ils rendent la formule vivante et les ingrédients principaux du produit sont ainsi utiles à la peau, et durables si labellisées Slow Cosmétique. Il en va de même pour les huiles essentielles si délicatement obtenues. La variation des conditions de production et des récoltes confère également à tous ces ingrédients végétaux raffinement et singularité, notamment via la diversité des senteurs et couleurs. On parle ainsi parfois de “crus” ou de “millésimes” en cosmétique ! “Le luxe en beauté doit s'incarner dans tous les ingrédients et valoriser l'humain, plutôt que tout miser sur un marketing tapageur. – Julien Kaibeck, fondateur de la Slow Cosmétique” Pour obtenir ces matières premières de très grande qualité qui constituent la base de la plupart des produits labellisés Slow Cosmétique, l’autre facteur de luxe dans le produit doit être le savoir-faire artisanal, parfois transmis depuis des générations. Savonnerie à froid, récolte et distillation de plantes aromatiques, aroma parfumerie d’exception… Face à une industrie toute puissante et aux délocalisations ou sous-traitances multiples, la préservation de ces savoir-faire dans nos terroirs est la clé d’une cosmétique à la fois humaine, originale et ancrée dans les patrimoines locaux. C’est ce luxe là, et son aspect durable, équitable et sensé, que soutient le Label Slow Cosmétique depuis 2013. > POUR ALLER PLUS LOIN : voir 3 produits de luxe décryptés et leurs alternatives labellisées Slow Cosmétique ici. Le LABEL Slow Cosmétique : défenseur d’un luxe naturel et sensé À l’automne 2021, le Label soutient déjà +250 artisans d’exception, regroupés pour la plupart sur la Marketplace collaborative Slow-cosmetique.com. L'Association Slow Cosmétique ? L’Association Slow Cosmétique a été créée en 2012 pour proposer une alternative positive face aux abus marketing de la cosmétique. Les formules majoritairement pétrochimiques et inertes sont jugées décevantes au regard des allégations miraculeuses et des prix observés. L’Association Slow Cosmétique rédige en 2013 une Charte basée sur 4 piliers, qui serviront de base à l’évaluation bénévole des marques cosmétiques par des consommateurs exigeants : le Label Slow Cosmétique. Ce label fédérateur rassemble toutes les tendances montantes ces dernières années : écologie, éthique, sens, simplicité (voire minimalisme), zéro déchet, artisanat, circuit court, entreprenariat humain et familial…  POUR EN SAVOIR PLUS • Présentation du Label ici. • Le vrai prix des cosmétiques : décryptage marketing • 3 cosmétiques de luxe à la loupe : vraie ou fausse pépite ? • Marketing raisonnable, ça veut dire quoi ? • Un exemple de cosmétique vraiment noble : l’huile de bourrache française SOURCES : (1) Analyse de l’Association Slow Cosmétique de 20 produits de luxe, septembre 2021. Méthodologie et analyse détaillée disponibles sur demande. (2) Rapport The NPD Group cité par Premium Beauty News le 05/10/2021. (3) Enquête IFOP pour le label Slow Cosmétique, juin 2020.

31/05/2021

Slow Cosmétique : un segment du marché qui ne connaît pas la crise !

Depuis 2013, le label Slow Cosmétique est remis après examen rigoureux à des marques familiales de cosmétiques bio ou naturels. En mai 2021, 264 marques portent le label Slow Cosmétique dans 13 pays, soit 51 de plus qu'en mai 2020. Explications sur cette croissance. En dépit d'un contexte sanitaire et économique très agité en 2020 et 2021, la croissance importante du mouvement Slow Cosmétique® s’explique par l’engouement du public pour une cosmétique plus transparente et honnête que jamais… Les cosmétiques bio ne connaissent pas la crise La crise sanitaire a bousculé le marché de la cosmétique. Certains perdent, d’autres gagnent. L’attrait pour le maquillage a connu une forte baisse en 2020 (1). Les ventes ont chuté lourdement côté déodorants (2). Le marché global de la cosmétique, dominé par les grandes marques conventionnelles, a vu sa croissance stagner, avec des estimations de +5 à +6% pour l’année (3). Pendant ce temps, le segment de la cosmétique bio et naturelle a décollé avec une croissance à deux chiffres en 2020. En mai 2021, les marques labellisées Slow Cosmétique quant à elles déclarent (en moyenne) avoir connu une croissance de 20% de leur CA en 2020 par rapport à 2019. Et les perspectives sont bonnes : pour le segment bio et naturel, les prévisions flirtent avec +30% d’ici à 2024 (4). Le covid, un révélateur de consomm’acteurs  La croissance forte du segment représenté par les marques labellisées Slow Cosmétique s’explique en plusieurs points ayant trait au comportement des consommateurs. 1- Engouement pour la cosmétique naturelle et écologique Dès 2019, 89 % des Françaises déclaraient déjà partager les valeurs défendues par le mouvement Slow Cosmétique (écologie, santé, intelligence des formules, marketing raisonnable…) (5). En 2020, le confinement a été l’occasion pour les Françaises qui se maquillent régulièrement, de revoir leur consommation de cosmétiques, en privilégiant plus de produits naturels (53%) et des cosmétiques maison ou issus de producteurs locaux (34%) (6). La tendance se poursuit en 2021 avec une demande croissante des consommateurs de certifications par des labels “clean”, qui vont stimuler le marché des cosmétiques biologiques partout dans le monde (7). 2- Réorganisation des canaux Le confinement a renforcé le succès du e-commerce au détriment du commerce physique. La fermeture des parfumeries et magasins spécialisés pendant les confinements n’a quasiment pas eu d’impact sur les marques bio ou naturelles, très peu distribuées dans ces enseignes. Le e-commerce de produits de consommation a crû de plus de 14% en 2020, et c’est sur ce canal que les marques bio, naturelles et Slow Cosmétique sont les mieux distribuées (8). 3- Essor des marketplaces Dès 2020, la marketplace s’est imposée comme un outil permettant aux “petits” de tenir le choc lié à la crise. Avec un investissement web et marketing négligeable, les petites marques ont accès à un marché gigantesque et inespéré sur ce genre de sites, le trafic étant apporté par le site qui est d’emblée plus efficace et populaire qu’un site mono-marque. D’une façon générale, les marketplaces protègent les petites marques et concourent à leur propre croissance. => 75 % des achats indirects online seront réalisés sur des marketplaces d’ici à 2022 (9). Le mouvement Slow Cosmétique dispose lui-même d’une marketplace à succès : le site Slow-cosmetique.com héberge plus de 180 boutiques web animées par des marques Slow Cosmétique qui y vendent près de 5000 produits en direct. Ce site a connu en 2020 une croissance de près de 15% et les recherches sur les mots “slow cosmetique” ont bondi sur le Net de +5000% depuis mars 2020 (10). Le Label Slow Cosmétique 2021 : en forme ! En mai 2021, le label Slow Cosmétique se porte mieux que jamais. Il est le repère de consommation dans une jungle cosmétique qui ne cesse de se complexifier / de susciter des polémiques. Déjà reconnu par 1 Française sur 5 en décembre 2019, on ne peut que se féliciter qu’il touche encore plus de monde aujourd’hui : • 80k abonnés aux newsletters du Mouvement • 140k fans sur les réseaux sociaux • 40 Corners Slow Cosmétique en France et Belgique • 45 marques déjà examinées depuis le 1er janvier 2021 Le label Slow Cosmétique se veut encore plus rigoureux en 2021, dans un contexte où de plus en plus de marques se revendiquent de la “clean beauty” mais ne sont pas toujours en lien véritable avec leurs ingrédients, leurs formules, un terroir ou un artisanat naturel : - TENSIO-ACTIFS : Le label a précisé le cadre d’utilisation du SCI et SCS (tensioactifs très utilisés en cosmétique solide) avec une logique minimaliste. La combinaison de tensioactifs dits anioniques seuls n’est ainsi plus tolérée par le label Slow Cosmétique afin de contenir au maximum les problématiques d’irritation cutanée éventuelle et de favoriser les tensio-actifs végétaux les plus écoresponsables. - ARTISANAT BIO ET LOCAL : Le label décerne depuis 2013 de 1 à 3 étoiles aux marques labellisées, correspondant à leur degré d’adéquation avec la Charte et leur maîtrise de la chaîne de production. Désormais les savonniers à la fois certifiés bio et maîtrisant la production d’un ingrédient au niveau local pourront ainsi obtenir 2 étoiles, contre 1 étoile jusque fin 2020. “Le Mouvement Slow Cosmétique rend toutes ces alternatives engagées plus visibles et plus accessibles au public en les rassemblant (via label et Marketplace partenaire) pour booster leur développement. –” À propos de l’Association Slow Cosmétique L’Association Slow Cosmétique a été créée en 2012 par Julien Kaibeck (lessentieldejulien.com) et plusieurs blogueurs green pour proposer une alternative positive face aux abus marketing de la cosmétique. Les formules majoritairement pétrochimiques et inertes sont jugées décevantes au regard des allégations miraculeuses et des prix observés. L’Association Slow Cosmétique rédige en 2013 une Charte basée sur 4 piliers, qui serviront de base à l’évaluation bénévole des marques cosmétiques par des consommateurs exigeants : la Mention Slow Cosmétique. Ce label fédérateur rassemble toutes les tendances montantes ces dernières années : écologie, éthique, sens, simplicité (voire minimalisme), zéro déchet, artisanat, circuit court, entreprenariat humain et familial… “Le label Slow Cosmétique valorise uniquement les “petits” : ces TPE et PME à contrôle familial qui font bouger les lignes de la beauté en proposant des innovations ancrées dans le terroir et l’artisanat local. –” Depuis 2013, plus de 250 TPE/PME ont été labellisées et le label a acquis une place unique dans le paysage de la beauté. C’est en effet le seul label cosmétique qui examine une marque dans son ensemble, et non produit par produit, et sa Charte concerne aussi bien les formules (qui doivent être écologiques et saines), que le marketing de la marque, ses allégations, son actionnariat, ses sourcings et process de production… Cette approche globale fournit la garantie indépendante d’un travail humain ancré dans le terroir local et l’artisanat engagé. Sources 1) Enquête IFOP pour le label Slow Cosmétique, juin 2020. 2)-35,3 % en valeur en France (1er semestre 2020 vs 2019), chiffre IRi cité dans l’article “La beauté au temps du Covid” de LSA-conso du 01/10/2020. 3) Le marché mondial des cosmétiques connaît depuis 2017 une croissance honorable mais stagnante, située entre 5 et 6 % par an, portée essentiellement par les consommateurs du marché asiatique et les pays émergents surtout. (Alioze.com, août 2020) 4) Statistiques Statista, juillet 2016. 5) Étude Harris Interactive pour le Label Slow Cosmétique, novembre 2019. 6) Enquête IFOP pour le label Slow Cosmétique, juin 2020. 7) Étude Future Market Insights, février 2021, relayée par Cosmeticobs le 24/02/2021 8) Estimation sur base des chiffres de la FEVAD de septembre 2020. 9) Rapport Gartner cité par Journaldunet.com le 20/01/2021. 10) Étude ESV Digital citée par Journaldunet.com, avril 2021. 11) Cf. l’étude de mars 2021 sur l’octocrylène dans les solaires et celle liant endométriose et cosmétiques en février 2021.

05/10/2020

APPLIS COSMÉTIQUES : pourquoi ça ne suffit plus

Les applications de décryptage ont envahi le marché de la beauté, mais l'Association Slow Cosmétique® constate qu'elles ne répondent plus aux attentes des consommateurs en cette fin d'année 2020. Le point sur les tendances déjà en marche. Impacts et limites des applis cosmétiques En à peine 4 ans, près d’1/3 des Français ont téléchargé une appli de décryptage de leurs “listes INCI” pour traquer les ingrédients indésirables dans leur salle de bain. Et l’impact de ces applis est énorme : parmi les utilisateurs de Yuka, 92% reposent en rayon les produits notés en rouge dans l’application*. Certaines influenceuses beauté témoignent aussi de l’utilité des applis pour avancer sur le chemin du naturel. “Ce sont les applications Yuka et Inci Beauty qui m’ont mise sur le chemin d’une routine beauté plus clean.” Daphné Moreau, auteure du blog Modeandthecity.net (+160k abonnés) Du côté des professionnels de la cosmétique aussi, plusieurs ont déclaré ces derniers mois développer leurs produits dans le but d’être “Yuka compatibles”. “Nous sommes passés de 65% de références vertes sur Yuka à 80% en 1 an. Notre objectif est que tout soit vert sur Yuka en 2021.” Mathilde Thomas, fondatrice de Caudalie >> Voir le tableau comparatif des applis cosmétiques dans le CP attaché pour plus de détail sur leur fonctionnement. << Mais en se focalisant uniquement sur la potentielle nocivité des formules, les applications de décryptage cosmétique ne répondent déjà plus aux attentes des consommateurs, qui sont de plus à plus nombreux à considérer qu’une liste d’ingrédients “clean” du point de vue de notre santé ne suffit pas pour identifier un “bon” produit. L’une d’entre elles, l’appli Mireille, a d’ailleurs amorcé cette rentrée une évolution avec d’autres critères examinés que la formule, lire le point de vue des fondatrices ici. L’après 2020 : pourquoi les applis de décryptage ne suffisent plus Depuis déjà 2019, on sait que le public veut plus de simplicité, de transparence et d’humanité chez les marques et que cette tendance deviendra la norme d’ici 2030*. Mais cette année le virus Covid-19 a accéléré brutalement le mouvement avec la fermeture prolongée de la majorité des commerces. Ainsi : • 27% des Français ont déclaré en avril 2020 que leur conscience environnementale serait bien plus marquée dans leurs habitudes de consommation au sortir du confinement*. • 2 Françaises sur 3 affirment en juin 2020 accorder dorénavant de l’importance au fait que leurs cosmétiques soient écologiques et ancrés dans les terroirs*. Pour le futur, il est donc clair que les consommateurs francophones veulent plus de local, d’humain, de circuit-court, d’éthique, en un mot, de sens ! Or les applications de décryptage n’envisagent pas le produit et la marque dans leur globalité (qui fabrique ? comment ? origine des matières premières ? rapport qualité-prix ?...). Le label Slow Cosmétique, gage de qualité et de sens La Mention Slow Cosmétique est le seul label cosmétique qui s’intéresse à la fois aux formules ET au modèle d’entreprise d’une marque (allégations, fabrication et structure du capital comprises). Remis par l’Association Slow Cosmétique depuis 2013, ce label examine les marques dans leur globalité, sur base de plus de 60 critères induits par la Charte Slow Cosmétique. En octobre 2020, 236 marques portent le label Slow Cosmétique, dont 205 en France. Outre leurs formules “clean”, ces marques pratiquent une cosmétique “intelligente” et “raisonnable” : Le label à la tortue se retrouve aujourd’hui dans tous les circuits de distribution : magasins bio, boutiques en ligne, pharmacies, concept stores et même certaines grandes surfaces… Fin 2019, 85% des Françaises considéraient déjà la Slow Cosmétique comme l’avenir de la beauté* et les 31% de croissance moyenne annuelle des labellisés Slow Cosmétique* confirment que ce segment très engagé booste le marché. Un label à suivre ! * Sources : voir ici l’article détaillé, les sources et témoignages complets liés à ce communiqué. En cas d’utilisation, un lien vers le label Slow Cosmétique serait le bienvenu pour nos équipes. À PROPOS DE L’ASSOCIATION SLOW COSMÉTIQUE L’Association Slow Cosmétique®, sans but lucratif, est un mouvement de consommateurs qui invite à consommer la beauté autrement : moins, mais mieux, avec des cosmétiques écologiques, sains, aux allégations raisonnables et contribuant au développement de l’économie locale. Son label, décerné par des experts indépendants et bénévoles, s’est imposé depuis 2013 comme un repère auquel le public peut se fier pour ses choix de cosmétiques et comme un tremplin économique pour les +230 artisans labellisés. slow-cosmetique.org

06/07/2020

Conso + responsable et naturelle : quelle beauté post-covid ?

Une enquête de l'Ifop de juin 2020 auprès des Françaises met en lumière la tendance du "No make-up" et du retour au naturel en cosmétique. Le détail en chiffres. À l’issue du premier confinement lié au Covid-19 qui a impacté la consommation d’une façon générale en France, le label Slow Cosmétique a choisi l’Ifop afin d’interroger les Françaises sur leurs nouvelles habitudes en matière de cosmétique. Une tendance du « No make-up » et du retour au naturel se dessine et fait de plus en plus d’adeptes, poussant les femmes à s’assumer au naturel ! La sensibilisation à une consommation plus éthique et responsable • Le confinement a été l’occasion, pour les femmes qui se maquillent régulièrement, de revoir leur consommation de cosmétiques, en privilégiant des produits naturels (53%) et des cosmétiques maison ou issus de producteurs locaux (34%). • Le souhait d’améliorer la qualité de sa peau (50%) et la volonté de revenir à un visage naturel dépourvu de produits chimiques (48%) constituent les principaux moteurs de cette dynamique à la baisse, notamment chez les jeunes de moins de 25 ans. • Tout comme l’impact des produits de beauté sur la cause environnementale et animale qui apparaît également comme non-négligeable, notamment auprès des moins de 25 ans puisque plus d’un sur trois considèrent ce facteur comme déterminant. Si en temps normal, les femmes accordent déjà de l’importance aux produits écologiques et ancrés dans les terroirs (63%), la pandémie du coronavirus aura eu l’avantage de stimuler leur intérêt vis-à-vis des ingrédients cosmétiques naturels. Les consommatrices sont aujourd’hui à la recherche de produits naturels et biologiques afin de protéger non seulement leur santé, mais également la planète et l’économie locale. En effet, une Française sur deux a désormais limité son recours au maquillage afin, d’abord, d’améliorer la qualité de sa peau. On observe ensuite une tendance au fait de s’assumer au naturel (48%), ou encore d’éviter des produits dont la composition chimique est potentiellement mauvaise pour la peau (48%). Les causes environnementales et animales ne sont toutefois pas en reste, puisque 29% les citent comme raison déterminante à l’arrêt de leur recours au make-up, devant les motifs économiques temporels (23%) et financiers (23%). L’impact du Coronavirus sur la consommation de cosmétique • On observe que le nombre de Françaises se maquillant quotidiennement est aujourd’hui deux fois plus faible (21%) que ce que l’on pouvait observer trois ans avant (42% en 2017). • Une augmentation du phénomène “no make-up”, plus marquée chez les jeunes de -30 ans, qui sont plus nombreuses (53%) à affirmer se maquiller moins qu’avant la crise. • L’obligation du port du masque due à la crise du Covid-19 a également eu un impact : 44% des femmes se maquillant régulièrement avouent ne pas du tout avoir maquillé leurs lèvres sous leur masque, mais ont continué à sublimer leur regard (46%). Maquillage et pressions sociales • L’injonction au maquillage est particulièrement prégnante chez les plus âgées, les moins diplômées et plus urbaines de la population féminine : 46% des femmes de plus de 65 ans voient comme du laisser-aller le fait de ne pas se maquiller en public, 44% avec un niveau d’étude inférieur au bac, et 42% des habitantes de l’agglomération parisienne. • Cette persistance se retrouve dans le milieu professionnel où la même proportion de femmes estime qu’il faut un minimum de maquillage au travail : deux femmes sur trois pensent que le maquillage est indispensable sur le lieu de travail. • Ce phénomène d’affranchissement du maquillage au travail est encore une fois plus fort chez les jeunes (seulement 24% considèrent qu’une femme doit se maquiller au travail, contre 48% par exemple des plus de 65 ans). D’ailleurs une femme sur deux dit ne plus se maquiller systématiquement pour aller au travail et la majorité ne le font pas en télétravail non plus. Le point de vue de Julien Kaibeck, fondateur du label Slow Cosmétique : On voit bien qu’une partie toujours plus importante de la population souhaite consommer moins mais mieux. Notre travail de labellisation prend dès lors une nouvelle dimension : en garantissant aux consommateurs une marque à la fois artisanale ou familiale, qui vend des produits aux compositions propres et saines, nous facilitons les choix de ceux qui veulent consommer autrement. Le contexte post-confinement est idéal pour remettre au devant de la scène les valeurs du fait-main, du biodégradable et de la qualité des produits naturels issus de terroirs locaux. Plus d’un tiers des consommateurs ne veulent résolument plus d’ingrédients polémiques pour la santé ou l’environnement, et apprécient qu’on les aide à décrypter les étiquettes ou qu’on leur propose des produits vraiment naturels ou bio. Ils veulent aussi à présent une valeur ajoutée au produit, qui doit être porteur de sens. C’est ce que sont les produits labellisés Slow Cosmétique. Aussi, tant mieux si les volumes de consommation du maquillage sont en baisse. On voit que les jeunes adultes remplacent volontiers ces produits par des soins naturels qui visent surtout à garder la peau saine et belle, sans artifices. Nous pensons que le label Slow Cosmétique incarne bien cette beauté là. >> POUR VOIR l'INFOGRAPHIE QUI RÉCAPITULE L'ENQUÊTE IFOP, TÉLÉCHARGEZ LE PDF EN ANNEXE << Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 3.018 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 1.603 femmes, par questionnaire auto-administré du 9 au 12 juin 2020. En cas d’utilisation, un lien vers le label Slow Cosmétique est demandé svp.